[1] La Légende des Cités est un article de Thierry Groensteen, paru dans le livre Autour des Cités Obscures (Ed Mosquito). Il constitue une très bonne synthèse sur ce qui fait la spécificité de l'univers des Cités Obscures. Beaucoup de points de la première partie de ce document reprennent des conclusions de cet article.

[2] François Schuiten semble très interessé par l'exploration de différents médias. Il collabore en ce moment à une série de films d'images de synthèse: Les Quarcks.

[3] Trois petits morceaux l'Elysée, l'Opéra et le Louvre sont déjà parus ainsi qu'une histoire en douze planches: l'Etrange cas du docteur Abraham.

[4]Ceci est sans doute à mettre en rapport avec la manière particulière dont Schuiten et Peeters travaillent. Très souvent, les albums se construisent autour d'images dessinées par François Schuiten pour d'autres circonstances. La Route d'Armilia et L'Archiviste, par exemple, se sont principalement bâtis autour de dessins existants.

[5]Les auteurs attribuent à R.de Brok le texte des "Mystères d'Urbicande". Quand à Jean Loms, son nom est cité sur la pièce 18 étudiée par l'Archiviste: "Le Lac Vert, Arrivée de l'expédition de Loms-Nered" et commenté en marge de la pièce 19.

[6] Le Petit Guide des Cités Obscures a été publié dans les deux premiers numéros de la revue "Les Saisons" et se présente comme la synthèse des connaissances concernant l'univers des Cités Obscures avec notamment une "tentative de chronologie" et des notices présentant sept Cités élaborées à partir des éléments disséminés dans l'oeuvre.

[7]Il est intéressant de noter qu'une telle correspondance existe bel et bien entre les auteurs et une lectrice qui s'identifie avec Mary Von Rathen. Cette dernière leur raconte de quelle manière elle est passée dans notre monde, ses liens avec Augustin Desombres... Reste à espérer que pour cette femme il s'agit bien d'un jeu...

[8]J'ai fait dédicacer une version de l'Echo des Cités aux auteurs, ils ont signé : Benoît Peeters, François Schuiten, E.Robick, Isodore Louis, Axel Wappendorf...

[9] L'Archiviste contient deux hommages explicites à Jorge Luis Borges:

"la porte d'Uqbar" (pièce 12) qui donne accès à Mylos et le portrait d'Isodore Louis (pièce 21)

[10] Jorge Luis Borges, Fictions, Collection Folio, Gallimard, France, Paris, 1994

[11] Adolfio Bioy Casares, L'invention de Morel, Collection 10/18, Paris, 1992

[12] En 1985, François Schuiten a réalisé une couverture fictive pour la nouvelle de Julien Gracq "La Route" parue dans A Suivre ndeg.87.

[13] Souvenir de l'Eternel Présent sorti en 1993 aux éditions Arboris raconte une histoire se déroulant dans l'univers de Taxandria.

[14] Steven Soderbergh a réalisé, entre autres, le film Kafka qui baigne dans une ambiance qui rappelle par plusieurs aspects celle des Cités Obscures.

[15] Il faut lire Schaerbeek, la commune où réside François Schuiten.

[16] Anecdote amusante: les auteurs ont reçu une lettre du petit-neveu de l'architecte Poelaert peu après la parution de Brüsel. Ce dernier tenait à souligner que les remarques faites en page 33 de l'album sur d'éventuelles relations de l'architecte avec des "danseuses" parisienne ne correspondaient aucunement avec la réalité.

[17] François Schuiten et Benoit Peeters ont travaillé plusieurs fois avec la dessinatrice Anne Baltus. Ils ont en particulier écrit le scenario de l'album Dolores aux éditions Casterman.

[18] Pierre Christin a écrit le scénario de beaucoup de bandes dessinées. On peut citer, en particulier sa collaboration avec Enki Bilal, J.C Mézières et A.Goetzinger.

[19] Le docteur Mony Elkaïm, psychiatre et psychothérapeute est l'auteur de l'article "L'univers des Cités Obscures, miroir de nos interrogations fondamentales ?" paru dans le livre Autour des Cités Obscures p.127.

[20] Schuiten et Peeters ne sont pas les auteurs de l'anagramme Ardan-Nadar. Le héros de De la Terre à la Lune de Jules Verne s'appelle lui-aussi Michel Ardan.

[21] Paris au XXème Siècle, Hachette. François Schuiten a réalisé la couverture et plusieurs illustrations de cette édition.

[22] Notons que rien ne prouve que le monde de l'Archiviste est le nôtre. Il ne semble pas qu'il existe d'"Institut central des archives, sous-section des mythes et légendes".

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[23] éloignement dans l'espace, clôture, etc...

[24] ... dans la mesure où ils récusent la paternité de la série, cela n'a rien d'étonnant.

[25] Parmi les autres lectures possibles, signalons en deux à titre indicatif:

- Dieu punit l'homme car, en voulant construire la Tour,il n'a pas respecté le commandement exprimé plus tôt dans la Genèse: "Soyer féconds et prolifiques, remplissez la terre et dominez-là"

- L'épisode de la Tour de Babel sert à expliquer la diversité des peuples et des langues. Car, si tous les hommes descendaient de Noé et de ses fils, comment était-il possible de rendre compte des grandes différences entre cultures.

[26] Le mélange du noir et blanc et de la couleur est un procédé très utilisé par François Schuiten. Citons notamment les albums Zara (avec Luc Schuiten), Le Rail et Aux Médianes de Cymbiola (avec Claude Renard). La Tour fait une synthèse entre Les Murailles de Samaris (couleur) et La Fièvre d'Urbicande (Noir et Blanc).

Le procédé est aussi utilisé de façon interessante au cinema avec par exemple Les Ailes du Désir de Wim Wenders, dans Stalker de Andreï Tarkovsky, dans Europa de Lars Von Trier et Kafka de Steven Soderbergh.

[27]Ceci symbolise sans doute une nouvelle naissance. Le film Stalker de Andreï Tarkovsky utilise lui aussi beaucoup la symbolique du Tunnel.

28 Dictionnaire des Symboles, Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, Collections Bouquins, R.Laffont

[29] On peut mettre en rapport cette conclusion avec la fin de La Route d'Armilia.

"Quitte cet air sinistre ! Dis l'ami, détends-toi et rions sans façon". La jeune héroine conseille à son compagnon de ne pas se laisser envahir par toutes ces interrogations qui lui gâche la vie.

30 Dolores: dessin de Anne Baltus et scénario de François Schuiten et Benoît Peeters aux éditions Casterman.

[31] Le discours de Stanislas Sinclair à la fin de L'Echo des Cités rappelle par bien des aspects les inquiétudes que Baudelaire exprime dans Curiosités Esthétiques au sujet du salon de 1859 et de l'engouement soudain pour la photographie.

[32]Dans son livre Paradigmes Perdus paru chez InterEditions, John Casti, mathématicien américain, étudie la problématique de la réalité depuis l'arrivée de la mécanique quantique dans un chapitre intitulé "Le "monde réel" est-il réel ?". Cet ouvrage constitue une bonne vulgarisation des problématiques de ce domaine pointu de la science. Nous reprenons dans cette partie plusieurs points de son argumentation.

[33] Nous n'aborderons pas les aspects nouveaux qu'apporte la mécanique relativiste par rapport à la mécanique newtonienne et nous nous limiterons à quelques notions de base de mécanique quantique.

[34] On retrouve en quelque sorte la même idée dans les films Smoking / No Smoking d' Alain Resnais

 


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